Les idées du Mouvement des Jeunes Communistes Français

Culture et loisirs

 

le 23 février 2012

« L'accès à l'art et la culture, la pratique artistique et culturelle, sont des facteurs d'épanouissement personnel, d'ouverture sur le monde et la société. » Cette phrase que nous partageons tous ici est tirée d’une des fiches pratiques du gouvernement sur la cohésion sociale. On le voit même à droite on perçoit l’enjeu de l’accès à la culture et aux loisirs.

Mais en regardant autour de nous, on perçoit bien qu’il n’y a qu’une minorité qui a accès à la culture, que cette culture est celle imposée par la classe dominante. Alors pour ce qui est des loisirs, on vit tous au quotidien les prix trop importants de toutes sorties ou inscription à un sport ou une activité artistique.

Nos propositions:

  • Une carte jeune ouvrant droit à 50% de réduction sur tous les événements culturels et sportifs pour les jeunes de moins de 30 ans
  • entrée gratuite toute l’année dans les musées nationaux
  • réduction de 50% sur le cout des licences sportives pour les jeunes de moins de 25 ans
  • création d’un passeport culturel permettant d’aider à financer l’exercice d’une activité culturelle
  • développer les lieux de création et de diffusions culturelles, obliger les grands médias audiovisuels, par la réglementation nationale, à développer la création.
  • ouvrir à tous l’accès aux nouvelles technologies, en multipliant les lieux d’accès à Internet, avec par exemple la création ou la multiplication de cyber café municipaux gratuits avec des animateurs qui formeraient les usagers à l’utilisation du multimédia.

Education

 

Dans l’éducation,  la tâche est immense. Plus de 220 000 jeunes qui sortent du système scolaire, des inégalités qui explosent avec des établissements qui commencent des rentrées sans enseignants dans certaines matières. Alors que les potentiels émancipateurs sont immenses avec les avancées technologiques, les capitalistes veulent s’approprier la question des savoirs  pour faire du profit sans augmenter le niveau de qualification. Nous proposons ainsi un ensemble de droits pour que les savoirs permettent aux jeunes d’être acteurs de leurs vies et soient accessibles à tous pour favoriser la réussite de tous. Cela se décline par un ensemble de propositions que nous portons depuis plusieurs années. Par le droit à une éducation de qualité, à un parcours choisi, d’être formé dans de bonnes conditions (dans toutes les filières), on s’attaque aux problématiques concrètes de reproduction des inégalités, de casse de l’éducation.

Propositions de la JC:

Pour une école de la réussite de tous, nous voulons que chaque jeune puisse avoir droit à une éducation de qualité avec des contenus d’ambition communs à tous qui permettent de se construire, de développer sa curiosité, de développer son esprit critique, d’obtenir des qualifications reconnues et justement rémunérées par la suite.

Nous exigeons :

  • Tronc commun d’ambition pour toutes les filières (général, techno ou pro)
  • Assurer une réelle complémentarité entre savoir et savoir-faire dans les filières pro et techno
  • Accès facilité aux cultures et à leurs pratiques dans et hors du lycée …

Que chaque jeune puisse étudier dans de bonnes conditions. Non seulement à l’intérieur de l’école avec des profs qui ne soient pas précaires et qui soient bien formés, dans des locaux adaptés, avec l’ensemble du matériel nécessaire. Mais aussi de par ses conditions de vie avec le droit au logement, au transport, aux nouvelles technologies… ou encore une allocation d’étude pour ne pas  être obligé de bosser à côté.

Nous exigeons :

  • Plan pluriannuel de création de postes de prof et plus de lycées sur tout le territoire
  • Gratuité totale de l’école y compris pour le matériel professionnel
  • Gratuité des transports, des sorties et voyages scolaires …

Que chaque jeune puisse librement choisir son parcours de vie. À la fois au cours de sa scolarité avec le droit de se réorienter par exemple, ce qu’interdisent les logiques gouvernementales à l’œuvre (choix toujours plus précoces pour ceux qui sont le plus en difficulté). Mais aussi tout au long de sa vie avec une allocation permettant le retour en formation par exemple.

Nous exigeons:

  • La fin du contingentement (sélection) des filières au lycée
  • Création de vraies passerelles entre toutes les filières et droit au redoublement parce qu’on a le droit de changer d’avis comme de recommencer
  • Augmentation du nombre de conseillers d’orientation dans les lycées comme dans les CIO et assurer leur formation continue
  • Création d’un suivi personnel pour chaque élève pour construire son projet avec un professionnel formé

Que chaque jeune puisse exercer son droit à la citoyenneté passe bien sûr par une éducation de qualité mais aussi par la mise en pratique  et la reconnaissance des droits des jeunes à construire leur opinion, à prendre des décisions, à s’exprimer, à organiser des débats, à se mobiliser, etc.

Nous exigeons :

  • Information, respect et promotion des droits lycéens notamment le droit d’organiser des débats, de se syndiquer ou de manifester
  • Des moyens pour les foyers des élèves et création là où ils n’existent pas
  • Donner aux lycéens les clefs d’analyse de la société notamment par des débats sur l’actualité en ECJS (éducation civique juridique et sociale)

Pour la formation professionnelle et l’alternance au sein desquelles il faut faire respecter les droits qui devraient être ceux de tous les jeunes (statut de l’apprenti, rémunération, éducation de qualité, etc.), assurer la fin de la hiérarchisation des filières et en finir avec l’usine à précaires.

Nous exigeons:

  • La semaine de 32 heures,
  • Une semaine de congés payés supplémentaire,
  • La gratuité totale de l’enseignement,
  • L’obligation d’embauche si le jeune a eu son diplôme et s’il en fait la demande,
  • Leur rémunération à 100% du SMIC


Enseignement Supérieur

 

 

Si l’écrasante majorité des étudiants va à l’Université, c’est pour se former afin d’entrer ensuite dans la vie active. Ce n’est  donc pas un  hasard si le marathon de réformes imposé depuis Sarkozy depuis son élection était celui qui dérégulait le contenu et le cadrage de nos formations. En individualisant les parcours, les mentions, les intitulés, les contenus, les volumes horaires…, c’est au bout du compte le rapport entre le futur travailleur et l’entreprise qu’on individualise, nous rendant ainsi plus vulnérables. Et avec la fin de la reconnaissance des diplômes dans les conventions collectives, ce sont nos garanties de salaire qui volent en éclats.

Ensuite, la précarité étudiante orchestrée par le gouvernement ainsi que l’augmentation de tous les coûts de la vie étudiante (45% depuis 2001), en plus d’avoir des conséquences dramatiques en termes de taux d’échec dès la première année (plus de 50%), pousse la moitié des étudiants à se salarier pour financer leurs études. Considérant leur situation comme temporaire, les étudiants acceptent des conditions dégradées de travail, et constituent donc une armée de réserve du salariat précaire. Plutôt qu’un lieu soumis aux exigences des entreprises où l’on apprend à devenir précaire, nous devons refaire des Universités des lieux d’émancipation et de partage des savoirs.

Propositions de la JC:

Pour sécuriser l’accès à la formation et garantir l’égalité, nous voulons un Statut qui doit permettre à l’étudiant de satisfaire ses besoins fondamentaux. Il faut donc partir de la satisfaction matérielle de ses besoins, en y répondant par le Service Public ! D’ores et déjà, le logement et la restauration sont en partie satisfaits par le Service Public des CROUS : il s’agit de renforcer considérablement ces dispositifs, tout en les élargissant aux autres besoins fondamentaux (alimentation, transport, culture, études…).

Nous exigeons :

  • un statut pour les jeunes en formation, avec l’ouverture d’une branche de la sécurité sociale
  • l’augmentation des aides existantes (bourses, allocations d’études) en nombre et en montant
  • le réengagement financier de l’Etat dans le CROUS et les Universités, pour permettre une baisse de tous les tarifs tout en améliorant la qualité du service public
  • la gratuité dans les transports pour les étudiants
  • la création de nouvelles ≪ œuvres universitaires ≫  (épiceries sociales, crèches pour les étudiantes…)
  • la gratuité des études
  • L’augmentation des équipements d’études : bibliothèques, salles informatiques…

Pour garantir la reconnaissance de nos diplômes et de nos qualifications, nous voulons :

Un vrai cadrage national des diplômes, c’est-a-dire un cadrage des contenus, volumes horaires et modalités d’évaluation, ainsi que leurs inscriptions dans les conventions collectives avec garantie des salaires correspondants ! (Ce qui ne s’oppose aucunement à une relative autonomie des équipes pédagogiques, quant aux contenus précis des enseignements, autonomie nécessaire du fait du lien avec la Recherche).

Nous exigeons :

  • un cadrage national des diplômes, comprenant les MCC, les intitules, les volumes horaires et les contenus de formation
  • la reconnaissance de nos diplômes dans les conventions collectives
  • un fort encadrement pédagogique et législatif des stages, ainsi que leur rémunération lorsqu’il s’agit d’une activité productive
  • garantir une possibilité de choisir entre poursuite d’études et sortie qualifiante à chaque niveau
  • une allocation d’aide à la recherche du premier emploi
  • multiplier les passerelles entre les formations, ainsi que l’interdisciplinarité en leur sein
  • mettre en place des vrais tutorats

Pour garantir réellement le droit à l’orientation, nous voulons :

Que chacun puisse réellement choisir son parcours indépendamment de sa ville ou de son milieu social d’origine. Ensuite, pour que la formation soit une source d’émancipation et de nouveaux projets tout au long de la vie, il faut repenser le droit au retour à la formation.

Nous exigeons :

  • un grand service public d’Orientation, du collège a l’Université, rattaché au service public de l’éducation pour que l’orientation soit au service des jeunes et non des entreprises
  • une spécialisation progressive des études
  • un financement 100% Public, également réparti sur l’ensemble du territoire
  • l’embauche massive d’enseignants et de personnels, ainsi que la défense de leur statut de fonctionnaire
  • une allocation de retour à la formation

Logement

 

Un logement c'est pour quand?

 (...)

Il faut sortir de cette logique de charité pour les plus démunis, qui légitime la marche du profit et de la spéculation immobilière pour entrer véritablement dans un processus de changement de société au cœur duquel nous plaçons la réponse aux besoins de tous. Le logement est aujourd'hui la première charge des foyers, et la première inquiétude des français, avec l'emploi. Il s'élève en moyenne en 2010 (source INSEE) pour les locataires du parc privé entre 26 et 33% des revenus. Pour 40% d’entre eux, il dépasse même les 31% (allant au-delà des 80% des revenus pour 20% des ménages).

 

                Réguler le montant des loyers, redéployer un service public ambitieux du logement; sont des mesures concrètes qui permettent de sortir ce besoin fondamental des logiques de marché, qui aurait alors pour seul but de répondre à nos besoins. Réaffirmer que le logement est un droit, plutôt qu'un privilège et donner les moyens à chacun de pouvoir se loger serait un premier pas dans la construction d’une société nouvelle où nos besoins fondamentaux sont entre les mains de tous, plutôt que d'une poignée de profiteurs.

(...)

Les propositions de la JC :

  • rompre avec les politiques libérales qui ont consisté à démanteler l’offre publique et à favoriser le marché. Pour sécuriser l’accès au logement et le parcours de chacun, nous proposons le création d’un service public du logement où chacun dès ses 18 ans a le droit et la possibilité d’avoir un logement en fonction de ses propres besoins n’importe quand avec une grande facilité.
  • Un plan d’urgence pour le logement et une part des logements sera réservée aux jeunes et étudiants.
  • Revenir sur la loi Boutin et imposer le strict  respect de la loi SRU.(qui impose aux municipalités de construire 20% de logement social). Les maires qui ne la respectent pas seront déclarés inéligibles.
  • interdiction des expulsions
  • réquisition des logements vacants
  • Inscrire le droit au logement dans la Constitution.
  • Cadrage des loyers, revendication à 20% des revenus du foyers
  • une aide à l’accès au premier logement, et une revalorisation générale des aides au logement.
  • renforcer le rôle des comités d’entreprises et des syndicats dans le 1% de cotisation salariale qui sont théoriquement dédiés au logement.

Pour les étudiants :

  • nationalisation des résidences étudiantes privées
  • nationalisations des appartements spéculatifs « réservés aux étudiants »
  • fin des partenariats public/privé, transfert intégral des cité U aux crous
  • rénovation du parc CROUS et un plan de construction massif et diversifié
  • contrôle démocratique des loyers, parité étudiants, salariés, élus.


Santé

 

Le droit à la santé

Nous voulons aller vers une Sécurité sociale universelle permettant un accès aux soins et aux médicaments.

Se soigner ne doit pas être un luxe. Plus d’un tiers des étudiants renoncent à des soins faute de moyens. Nous proposons un accès gratuit dans tous les lieux de vie des jeunes : à l’entreprise, au lycée, à l’université ou au quartier, les jeunes doivent pouvoir être soignés sans que l’argent ne soit plus un frein.

  • mise en place d’un « régime jeunesse » de l’assurance maladie
  • Re-remboursement des médicaments dé-remboursés
  • Hausse du plafond pour avoir accès à la CMU (complémentaire santé et Sécu pour les personnes qui n’ont pas de n° Sécu)
  • Remboursement à 100% de tous les modes de contraception sous ordonnance.
  • Redéveloppement de centres de planning familial sur tout le territoire.
  • Arrêt des fermetures de centre IVG. Ainsi que mise en place de vraies structures, de personnels et de moyens pour les centres IVG. Une vraie éducation sexuelle dans les collèges et les lycées.
  • Remise des préservatifs, pilules, et pilule du lendemain par les infirmières des établissements scolaires, qui doivent avoir les moyens d’informer, de prévenir, et d’écouter tout jeune qui se posent des questions sur sa sexualité.
  • Développement de Centres Médicaux Universitaires sur tout le territoire délivrant des soins gratuits (incluant médecins, psychologues, planning familiaux …)


Transport

 

 

le 12 mai 2012

 

 

L’absence de transports en commun agit comme une ségrégation sociale supplémentaire : contre certains quartiers, morceaux de territoires. Et contre la partie de la population la plus précarisée, celle qui n’a pas les moyens de s’offrir un transport individuel comme la voiture.

La gratuité des transports, notamment pour les jeunes, qui permettra à chacun de pouvoir se déplacer où il le souhaite, selon ses besoins ou ses envies.

Les déplacements du quotidien représentent un enjeu fondamental : pour aller voir des amis, se rendre au travail (il faut souvent le permis), aller au cinéma. Le prix des cartes de transports ou du permis est un frein à tous ces déplacements. Des moyens existent : réduire le prix des cartes de transport ou avoir des aides au permis de conduire. Les collectivités locales et les entreprises doivent participer au financement car elles en bénéficient.

Nos propositions:

  • Gratuité des transports en commun pour les jeunes de moins de trente ans : bus, métro, tram et TER
  • Gratuité de la carte SNCF ouvrant droit à des réductions de 50% et extension de cette réduction sur tout le réseau européen, pour les moins de trente ans.
  • Suppression de l’article 50 de la loi sur la sécurité quotidienne qui punit de 7.500 euros d’amende et de 6 mois de prison les fraudeurs récidivistes


Travail

 

Nous voulons en finir avec la précarité au travail. Le choix ne doit plus être entre chômage et précarité avec l’enchainement de contrats bidon. Les allocations doivent s’accompagner de réelles garanties au travail et celui-ci doit avant tout répondre aux besoins des jeunes. Cela passe par la fin  à l’intérim, avoir une rémunération juste, des stages formateurs et véritablement encadrés : le travail s’en trouverait changé.

Ce changement au travail doit s’accompagner d’une véritable refonte des droits : la santé, les transports, ou encore le logement doivent pouvoir être des droits et non les principaux postes de dépenses d’un jeune travailleur qui ne ferait que bosser pour payer ces traites.

Propositions de la JC:

Accompagner l’insertion professionnelle des jeunes vers un emploi durable et correctement rémunéré, de lutter contre les discriminations à l’embauche, et de mettre en place un plan de résorption de l’emploi précaires des jeunes (et de tous en général). Le SMIC sera fixé à 1700 euros nets.

  • Un CDI pour tous les jeunes arrivant sur le marché du travail. Avec un contrat qui doit assurer au jeune travailleur le même salaire que les autres salariés de même qualification et de même poste et doit également lui permettre de bénéficier d’un droit à une formation continue adaptée à ses diplômes et à sa qualification.
  • Un plan de conversion de tous les emplois précaires en emploi stables et sécurisés. Les contrats d’apprentissage, d’alternance ou de professionnalisation doivent donner une rémunération au moins égale au Smic, lui-même revalorisé à plus de 1 700 € net.
  • Sécuriser l’insertion par une allocation de recherche du premier emploi, de retour à la formation d’un montant adapté à la situation de chaque jeune et financé par l’ouverture d’une nouvelle branche de la Sécurité Sociale.
  • Des Droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises afin qu’ils puissent intervenir sur la définition des choix de gestion et des stratégies des entreprises et des banques.
  • Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes, respectée, avec obligation de résultats. Droit à la réparation des discriminations antérieures. Des sanctions financières doivent être appliquées si les écarts ne se réduisent pas véritablement.

Ces propositions s’inscrivent dans la perspective d’une« sécurité d’emploi ou de formation », comme le propose  l’économiste Paul Boccara pour sécuriser les parcours de vie et abolir le chômage et la précarité.

L’objectif est de répondre aux formidables besoins de formation de notre époque. Il s’agirait pour les salariés d’alterner les périodes d’emploi stable et les périodes de formations sans passer par la case chômage ou précarité. Au contraire, nous exigeons le maintien de bons revenus et de droits imprescriptibles, avec des formations choisies permettant aux individus de pouvoir approfondir des connaissances, de faire face aux développements technologiques mais aussi de se cultiver pour soi.

Ainsi que le souligne Maryse Dumas au sujet du projet de sécurité sociale professionnelle de la CGT, un telle démarche permettrait « de passer d’une vision réparatrice de l’indemnisation du chômage et du droit sur les licenciements à un droit de l’individu tout au long de sa vie qui le libère de sa dépendance au devenir et à la gestion de l’entreprise. […] Ainsi, le principe même du licenciement disparaît. »

 
 

Anti-racisme - luttre contre l'extrème droite

 

 

Quelles propositions pour l’éducation ? 

Sous prétexte de lutte contre les inégalités et face au laxisme scolaire, le FN propose de rétablir la « discipline » à l’école ainsi que les « fondamentaux ». 

Concrètement, ce parti propose un socle commun minimum (français et maths) et souhaite renforcer la sélection en supprimant le collège unique. Comme aux États-Unis, il y aura des lycées réservés aux familles riches avec un enseignement de qualité pendant que la grande majorité des élèves sera dans des lycées ghetto en enseignement professionnel. Dès 14 ans, on sera donc condamné à bosser gratuitement en alternance et la formation n’assurera même plus un socle commun de connaissance en histoire, en éducation civique... 

Côté citoyenneté, voilà le programme : cours de morale pour apprendre à obéir, d’histoire en apprenant les grandes figures de la France, interdiction de toute expression dans l’établissement. 

Voilà donc la conception de l’école : aime ton pays et tais-toi ! Leur école ne doit pas servir à former des citoyens avec un esprit critique. Le FN veut des jeunes corvéables à merci qui savent juste compter et cliquer au nom de la compétition mondiale !

 

L’immigration est-elle un problème ?

Le FN toujours pointé du doigt des boucs-émissaire en attribuant le bas niveau des salaires à la « concurrence de la main d’oeuvre du Tiers-monde qui s’exerce par le biais de l’immigration ». Les immigrés et leurs enfants ne s’intégreraient jamais. 

En conséquence, le FN veut remettre en cause le droit du sol et donc la nationalité française à des milliers de jeunes qui n’ont connu que la France comme pays. 

Ainsi, la candidate du FN tente de faire passer comme fait accompli que les immigrés coûtent chers à la France, que ce sont des fraudeurs en puissance et qu’ils sont la cause de l’insécurité. 

En mettant les immigrés au premier plan, le parti d’extrême droite cache les vrais intérêts qu’il sert. Au lieu de regarder vers le haut, le Front National préfère détourner l’attention vers une partie des dominés. 

Rappelons que les immigrés qui bénéficient de 47 milliards d’euros de prestations sociales en reversent 60 milliards (soit 13 milliards d’excédents pour les finances publiques) et que les 400 000 travailleurs sans-papiers représentent 4 % du PIB français. Alors non ! Nous refusons de lutter contre des gens qui apportent leur travail et leurs qualifications à la France, ce ne sont pas nos ennemis. 

 

Le FN : un parti social ?

Le Front National est « favorable à la flexibilité du temps de travail » et s’oppose à une réduction du temps de travail qui permet pourtant de partager le travail et de faire baisser le chômage.

On voit clairement transparaître le discours du patronat quand le FN s’exprime. Ils veulent casser le droit du travail en favorisant les négociations par entreprises qui seront défavorables aux travailleurs, car ils subiront les menaces de licenciement. 

La classe ouvrière, que l’héritière Le Pen prétend défendre, serait encore plus enfoncée dans la précarité, puisque le FN prône la hausse des cadeaux fiscaux aux entreprises, la suppression du SMIC, l’interdiction des syndicats et donc l’impossibilité de s’organiser pour réclamer des droits. 

En définitive, le FN à toujours lutté contre les intérêts des travailleurs, jamais à leur coté lors des luttes. Par exemple la retraite à 60 ans l’horrifie : pour le FN, il faut travailler plus longtemps pour gagner moins…

 

Le FN, un parti antisystème ? 

On entend constamment dans la bouche de Marine Le Pen qu’elle combat le système. Mais lequel et qui ? Si elle ne dit rien sur tout ça, c’est bien qu’elle n’a aucune réponse concrète à nos problèmes quotidiens (chômage, précarité, logement).

En réalité, elle souhaite appliquer l’austérité comme tous les candidats qu’elle dénonce. Avec le déficit public à 0 % (la règle d’or), elle supprimera des postes dans les services publics sans toucher aux plus grands fraudeurs : ses amis patrons (30 milliards par an) ! 

Le FN existe depuis 40 ans : il a des élus sur tout le territoire (0 % d’ouvriers parmi eux) dont certains ont été condamnés pour des affaires de corruption (détournements de fonds ou financement illégal de campagne à Vitrolles ou Toulon).

N’oublions pas que l’UMP reprend une majorité de ses idées depuis dix ans et que Marine Le Pen est autant présente dans les médias que les grands partis qu’elle dénonce : normal, ils ont les mêmes solutions ! 

L’an dernier, Marine Le Pen avait même proposé une carte d’adhésion à Claude Guéant, ministre UMP de l’Intérieur, suite à ses propos sur l’islam. Loin d’être l’ennemie du « système », elle ne remet pas en cause les logiques du système capitaliste et alimente même la division des exploités et les profits maximums pour les patrons. 

Derrière les apparences de nouveauté, le fonds reste le même. 

N’oublions pas que sa principale mesure reste la préférence nationale. C’est clairement une remise en cause de l’égalité de tous, de la déclaration des droits de l’Homme (Art 1 « tous les hommes naissent libre et égaux… ») et de la République française (liberté, ÉGALITÉ, fraternité).

En faisant souffler un vent nauséabond sur la France, la droite et l’extrême droite veulent détourner la colère contre le système capitaliste inégalitaire et injuste. Outil des puissants, le FN est la preuve que les capitalistes sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges et nous retirer tous nos droits. 

Face à ce projet de société dont les jeunes seront les premières victimes, nous opposons des mesures fortes et offensives pour la solidarité et l’égalité : éducation de qualité, statut pour les apprentis, régularisation des sans-papiers étudiants et travailleurs, droit de vote des résidents étrangers, lutte réelle contre toutes les discriminations (homophobie, racisme, sexisme). En répondant concrètement à nos besoins et en s’attaquant à toutes les divisions, on fait avancer toute la société.

Démocratie

 

 

Depuis plus d’une dizaine d’année nous faisons l’analyse que nous connaissons dans notre pays une véritable crise du politique, crise de sa représentation par les élus, les partis ou par les syndicats, crise des institutions. Les premières victimes de cette crise de notre forme de démocratie sont comme toujours, les plus faibles les femmes et les jeunes. Cela passe par la non prise en compte par les dirigeants des préoccupations de ces populations, et un désintérêt de plus en plus importants de ceux-ci pour la Politique au sens large du terme.

Les exemples sont nombreux de ce désintérêt, et que nous connaissons tous: faible engagement dans les syndicats, les organisations politiques, une abstention forte, rejet de tout ce qui porte le nom de « politique »...

Bien sûr, il nous faut nuancer cette situation, les jeunes sont nombreux lors des Forums sociaux, des mobilisations collectives, lors des manifestations de ces dernières années. Et de façon encore plus symptomatique, de plus en plus de jeunes s'organisent dans les associations et même les organisations politiques et syndicales.

Pour nous, jeunes communistes, cette question de la citoyenneté, est au centre de nos préoccupations et nous avançons quelques propositions:

  • Droit de vote pour les résidents étrangers
  • Création de permanence des syndicats de salariés dans les CFA
  • Reconnaissance et aide aux droits des associations sociales, syndicales, culturelles et politiques
  • reconnaissance et droits de grève et d'expression dans tous les établissements du secondaire et du supérieurs
  • Création d'instances de surveillance, de respect des droits des lycéens et des étudiants
  • Obligation de promouvoir (informations et animations) les droits des lycéens et des étudiants
  • tous les jeunes et tous les étudiants doivent  avoir le même statut et les mêmes droits qu'ils soient français ou étrangers

Ces propositions sont à débattre, à enrichir, et sont loin d'être exhaustifs.

Dans notre lutte pour une autre société, la Démocratie est un but mais aussi un moyen de transformation sociale. Nos propositions doivent être à hauteur des attaques quotidiennes que subissent les jeunes. Nous touchons bien un élément essentiel pour nous jeunes communiste, dans notre processus révolutionnaire. Nous ne sommes pas à côté mais au coeur même de notre raison d'être.

Le droit à l’exercice de la citoyenneté

Nous nous engageons pour que les jeunes puissent intervenir sur toutes les politiques publiques et décisions les concernant. Ils doivent pouvoir décider de la politique d’aujourd’hui, qui ne sera pas sans conséquence sur le monde dans lequel ils vivront demain.

Localement nous nous battons pour:

  • renforcer les conseils représentatifs de la jeunesse qui existent et en créer de nouveaux.
  • promouvoir un soutien actif (subventions, infrastructures) aux associations, et à celles des jeunes en particulier.

Nous voulons que les jeunes puissent intervenir sur toutes les politiques publiques et décisions les concernant. Ils doivent pouvoir décider de la politique d’aujourd’hui, qui ne sera pas sans conséquence sur le monde dans lequel ils vivront demain.

Nous voulons renforcer les conseils représentatifs de la jeunesse qui existent et en créer de nouveaux. Nous devons promouvoir un soutien actif (subventions, infrastructures) aux associations, et à celles des jeunes en particulier.

Par exemple nous proposons d’encourager la citoyenneté du plus grand nombre de jeunes en écoutant, en encourageant et en soutenant, les associations de jeunes, qui sont une richesse pour tous et toutes. Mais pour impliquer les jeunes au-delà de ceux qui sont déjà engagés dans des associations, nous proposons de développer les lieux et les moments d’échange, de rencontre, de constructions collectives.

La municipalité pourrait s’engager à mettre en place un Conseil local des Jeunes pour les 15-25 ans disposant de moyens d’actions étendus dont un budget de fonctionnement pour impulser, orienter, coordonner l’ensemble des politiques municipales les concernant en coordination avec les élu-e-s et les services. Ce conseil local jouerait un rôle actif dans la gestion des dispositifs et équipements les intéressant directement. Il réfléchirait à la nécessité de prévoir de nouveaux équipements dans les quartiers ou pour des fonctionnalités nouvelles. Ce conseil local des jeunes, pour être un outil favorisant l’accès à la citoyenneté, pourrait se saisir des grandes questions sociales et sociétales et devrait être approprié par le plus grand nombre : la municipalité créerait les conditions pour que sa mise en place et sa définition soient décidées par les jeunes eux-mêmes, au terme d’un processus démocratique associant l’ensemble des jeunes de la ville.

Pour répondre au besoin de mieux faire circuler les informations utiles aux jeunes de la ville, la municipalité donnerait les moyens de la mise en place d’outils de communication faits par et pour eux, dans la ou les forme(s) la ou les plus adaptée(s) : par exemple journal édité de manière autonome, ou bien supplément au JDA, ou encore site Internet, blog, newsletter… Ces outils permettraient de rassembler toutes les informations utiles aux jeunes (dispositions légales et sociales, programmations culturelles, initiatives et portraits, bons plans…).

Le passage à la majorité et l’acquisition du droit de vote serait solennisé lors de vœux spéciaux à destination des jeunes ayant eu 18 ans au cours de l’année précédente. Ce serait l’occasion pour le conseil local des jeunes de présenter ses membres  et de faire son bilan.

En plus d’un Point Information Jeunesse  amélioré, des espaces municipaux seraient envisagés dans chaque quartier pour en relayer l’action.

 

Féminisme

 

 

Le monde du travail: un long combat contre l'inégalitée et la précarité au quotidien

Les femmes restent aujourd’hui en France, les principales touchées par les mesures gouvernementales sur l’emploi : travail précaire, travail partiel, difficultés à accéder à des postes à responsabilités, chômage massif… 85 % des temps partiels imposés et 80 % des bas salaires sont féminins. 

Pourtant, les femmes sont souvent plus diplômées que les hommes ! En moyenne, le salaire des Français est supérieur de 27% à celui des Françaises. Ces inégalités existent aussi, dans une moindre mesure, dans le secteur public. Des sanctions existent dans la loi de 2006 qui prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010 mais elles ne sont toujours pas appliquées. 

Aujourd’hui, les jeunes femmes qui veulent accéder à des métiers, jusqu’ici dit « métiers d’hommes », sont sans cesse obligées de se dépasser: c’est le parcours de la combattante.

 

La maitrise de son corps: un combat qui... continue

L’accès aux plannings familiaux, à la santé, le choix du moyen de contraception et de protection sont des droits fondamentaux pour la jeunesse. 

 

Pourtant, la fermeture des plannings familiaux, et la suppression des postes d’infirmières dans les lycées remettent en cause l’accès gratuit à la contraception. De plus Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé, a fait voter en 2009 la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire (HPST) qui casse l’hôpital public. Adieu la proximité : Fermetures et concentrations des hôpitaux! Adieu également les actes chirurgicaux qui ne rapportent pas! ADIEU DONC LE DROIT A L’IVG ! 33% des IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) sont réalisées dans le secteur privé. La réforme de l’Hôpital public a aggravé cette situation. 

Maîtriser son corps, c’est une liberté fondamentale pour la jeunesse, y compris des hommes ! En effet, un couple de jeunes en ces temps précaires, doit avoir la possibilité de fonder une famille quand il le souhaite. Cette loi n’engage pas seulement les femmes mais tout jeune qui subit les dures lois du capitalisme.

 

Violences: une lutte de tous les instants!

Les femmes sont les principales victimes de violences : sexuelles, physiques ou psychologiques. 

En Juillet 2010, la gauche, dont le PCF, porte un projet de loi basé sur la loi cadre rédigée en 2006 par le CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes). Malheureusement, la loi adopte les bases de ce projet en écartant les besoins nécessaires, car trop « coûteux » ou gênants, pour lutter contre les violences : formation des personnels (médecine, police, justice…), directive de l’UE sur les violences au travail, ouverture de centre d’accueil…

LGBT

 

 

Le 16 décembre, contre la haine, nous répondons présents: Manifestons pour le mariage pour tous!

 

Le gouvernement semble instable quant à son ambition d’ouvrir enfin le droit au mariage à tous sans discrimination quant à l’orientation sexuelle et revient trop souvent sur son exécution. Cela fait suite à la levée de boucliers de forces réactionnaires prétendant préserver « la famille, les valeurs de notre civilisation face aux déviances et les déséquilibres » prétendument occasionnés sur les enfants éduqués par des couples homosexuels. Mais qu'est-ce qui est déviant et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Est-ce que le fait de vouloir se marier avec un homme ou une femme d'une couleur, d'une origine différente de la nôtre, est déviant ? Dans la France de Vichy, la réponse était oui. Et il y a bien longtemps que les lois de notre République ont dépassé ses préjugés racistes. Aujourd’hui ce sont d’autres préjugés qu’il est urgent de dépasser !

(...)

Si les jeunes communistes se prononcent et se mobiliseront pour le droit au mariage homosexuel, ce n'est pas par pur fétichisme pour le mariage en lui-même. Il s’agit avant tout d’une question d’égalité entre tous les citoyens quel que soit leur orientation sexuelle. Le mariage et l’adoption en sont les concrétisations immédiates à appliquer. Il faut aussi un véritable travail de fond dès le plus jeune âge pour casser les préjugés à l’encontre des homosexuels. Pas question de laisser la rue aux extrémistes et aux idées nauséabondes. Plus de tergiversations, aux actes pour l’égalité !

Participons très nombreux à la grande manifestation nationale le dimanche 16 décembre à Paris !

 

L’homophobie : une réalité dans notre pays, des chiffres, des victimes.

On compte en France une agression homophobe tous les trois jours. Il faut pourtant pousser le constat plus loin. Pour une agression homophobe, combien d’insultes ? Cette homophobie très répandue frappe particulièrement les jeunes. Ainsi, un adolescent homosexuel risque jusqu’à sept fois plus de se suicider qu’un adolescent hétérosexuel. 

Au-delà des actes et des mots des uns, l’homophobie d’État.

«Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits» Oui, enfin, s’ils ne sont pas homosexuels car sinon, ils peuvent oublier le droit au mariage, à l’adoption… Comment croire que cette homophobie d’État ne nourrit pas l’homophobie du quotidien ?

Face à cela, que propose la droite ? La droite était contre le P.A.C.S., elle est toujours contre le droit au mariage et à l’adoption. Là encore, Sarkozy, de Villiers et Le Pen se retrouvent : tous unis pour les discriminations !

Nos propositions:

Les jeunes communistes portent une société émancipée, du respect et de la différence, et, par conséquent, sont opposés à toutes les discriminations.

  • Une lutte effective contre les discriminations passe par L’égalité des droits. On ne peut pas accorder aux uns ce qu’on refuse aux autres. Rien n’autorise à interdire le mariage comme l’adoption à deux personnes qui s’aiment.
  • Un travail de mémoire. Les homosexuels sont souvent effacés de la mémoire collective. N’oublions pas, par exemple, qu’Hitler envoyait dans les camps les Juifs, les Tziganes, les communistes… mais aussi les homosexuels.
  • Une évolution des mentalités. Il est nécessaire de permettre à chacune et à chacun de choisir en toute liberté sa sexualité, sans avoir à subir les préjugés, sans avoir à subir les pressions des uns et des autres, que ce soit au niveau familial comme au niveau institutionnel.

Changer le monde

 
 
 

Paix et justice au Proche-Orient

 

Depuis plusieurs décennies, le peuple palestinien est empêché de vivre. Son quotidien est fait de fouilles, d'arrestations arbitraires, d'interdictions de circuler, de checkpoints tenu par les forces Israéliennes.

Les droits de l'homme sont bafoués quotidiennement avec le soutien tacite de la France et de l'Union Européenne. Ces deux puissances diplomatiques ont la possibilité de changer le cour des choses. Il faut faire respecter le Droit International et la paix. Cela implique l'existence d'un État Palestinien, comme l'avais promis F.Hollande lors de sa campagne.

On le sait, la politique est une histoire de rapport de force. Nous, la jeunesse de ce pays, doit être celle qui rappelle au président ces engagements. Nous devons également dénoncer l'apartheid israélien et les accords de coopération économique existant avec l'UE et la France. Nous ne pouvons être complice d'une politique raciste et assassine envers un peuple mais bien être ceux qui gagnent une paix juste et durable.

Mali: pourquoi le choix de la guerre?

Le Mali est un pays pauvre où 47% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 51% de la population n’a pas accès à l’eau. Le Produit Intérieur Brut par habitant est quant à lui inférieur à 900 euros par an et par habitant.

La situation actuelle est héritée de plusieurs décennies d'instabilité. Contrairement à ce que veut nous faire croire le gouvernement et la propagande des JT de 20h,  le conflit actuel ne met pas aux prises simplement une armée malienne et islamistes.

Les Touaregs qui sont  en opposition avec le  pouvoir central et revendiquent l'indépendance d’une région et font partie au travers du MNLA, un groupe de combattants actuellement opposés aux troupes françaises.

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Date de dernière mise à jour : 18/05/2013

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